bilan électrique 2019 en france

Bilan électrique en France 2019 : une production en baisse

D’après le récent bilan électrique donné par RTE (gestionnaire du réseau électrique), la production d’électricité s’est élevée à 537,7 TWh. Elle aurait donc baissé de 2% en 2019. Plusieurs éléments ont causé cette baisse de la production électrique sur notre territoire. Dans cet article, nous avons mis en avant les raisons de cette baisse et le constat qu’on peut en tirer.

Une baisse des sources nucléaires et de l’hydraulique

En 2019, la production d’électricité d’origine nucléaire a baissé de 3,5%. Lors du dernier mix électrique, la production d’électricité reposait déjà à un peu plus de 70%. On peut néanmoins s’en satisfaire, car en 2016, la part du nucléaire dans la production électrique était de 72,3%.

Sur le long terme, nous rappelons également que la part du nucléaire doit baisser à hauteur de 50% du mix électrique pour 2035. Ce sont les objectifs définis par la loi énergie-climat adoptée en septembre 2019.

Dans le même temps, l’hydroélectrique a moins été sollicité pour la production électrique du pays. En effet, l’hydraulique représentait 11,2% du mix électrique français en 2019, contre 12,5% en 2018. Une baisse liée à des conditions climatiques concernant le niveau de pluie et l’enneigement.

Une hausse de la production électrique liée à l’éolien et au solaire

Autre événement, la hausse des autres sources d’énergies de type renouvelables dans la production de l’électricité. Il est bon de noter que derrière l’hydraulique, l’éolien est la deuxième de production électrique, représentant 6,3% de la production, soit une hausse de 21,2%. Quant à l’énergie solaire, elle représente 2,2% du mix, et connait une hausse de 7,8%.

Des centrales à charbon qui ont moins été exploitées

C’est une bonne nouvelle. Les centrales à charbon, très polluantes, ont été moins sollicitées au cours de la dernière année. Les raisons ? Un hiver très doux par rapport aux années précédentes.

Cette année encore, les centrales à charbon devraient être une nouvelle fois très peu sollicitées car l’hiver actuel est relativement doux. En conséquence, ce sont les centrales à gaz, plus compétitives et moins émettrices de CO2 qui ont vu leur production augmenter. Un bond de 24% d’après RTE.

Une consommation électrique plus faible

La demande électrique a aussi baissé en 2019, au vu des températures plus douces rencontrées et des transformations énergétiques qui ont continué d’être développées par les entreprises. L’efficacité énergétique, le ralentissement démographique et une augmentation de l’activité du tertiaire sont aussi des éléments qui entrent en jeu. En somme, la consommation électrique pour l’année 2019, et la plus basse depuis 10 ans.

La France : le premier exportateur d’électricité en Europe

En 2019, la France a exporté 84 TWh et en a importé 28,3 TWh. Avec un solde exportateur net de 57,7 TWh (contre 60,2 TWh en 2018), la France reste encore le pays le plus exportateur d’électricité du continent européen. D’après les études rapportées par RTE, c’est vers la Suisse et l’Italie que le pays exporte le plus d’électricité, respectivement 19,3 TWh et 19,2 TWh.

Notons que pour ces chiffres, il s’agit des échanges d’électricité avec les pays voisins. Sur le site connaissancedesenergies.org, vous retrouverez un schéma explicatif de ces échanges.

Quel constat tirer ?

Les efforts menés dans le cadre de la transition énergétique depuis 10 ans, et l’essor des énergies renouvelables, orientent notre production électrique à être presque intégralement décarbonisée. La baisse de la production d’électricité a aussi engendré la baisse des émissions de gaz à effet de serre.

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